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15 avril 2010

Pour un ménage du printemps sans maux de tête

On le sait, le mois d’avril et le beau temps sont synonymes de ménage du printemps dans bien des maisons. On en profite souvent pour faire le grand ménage, c’est-à-dire celui où on ne se contente pas seulement d’épousseter et de frotter un peu : on ne lésine pas sur l'eau de javel et on désinfecte. On veut que ça sente le propre.

Or, paradoxalement, la propreté n’a justement pas d’odeur. Les parfums puissants et les émanations que l’on associe généralement à une maison propre sont en fait souvent associés à des composés organiques volatils (COV) présents dans certains produits nettoyants. Des maux de tête, des yeux irrités et autres réactions allergiques sont souvent imputables à la présence de COV dans l’air après une opération ménage. Je ne sais pas pour vous, mais rien de tout ça ne concorde avec l’image que j’ai de la propreté.

Et l’idée de tout désinfecter

Par définition, désinfecter correspond à tuer des micro-organismes (bactéries, virus) pour éviter qu’ils ne se propagent. Les produits désinfectants, aussi appelés antibactériens ou antimicrobiens doivent être utilisés avec parcimonie puisque plusieurs études (avril et décembre 2009) démontrent que les bactéries peuvent développer une résistance aux désinfectants en mutant pour devenir des « super » bactéries. Santé Canada, qui reconnaît que « la résistance aux antimicrobiens est un important problème en santé publique à l’échelle mondiale » a d’ailleurs une section dédiée à la question sur son site web.

En gros, retenons que nettoyer et désinfecter sont deux concepts bien distincts et que, dans un contexte domestique, un simple nettoyage (avec un produit sans COV bien entendu) est souvent suffisant.

Bon ménage!

Émilie Charbonneau, ing., M.Env., Directrice Environnement