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15 novembre 2011
Réduire la faim dans le monde en sauvant la planète ...
...ce n’est pas une utopie, c’est une suite logique. Plus d’un milliard d’humains dans le monde souffrent de la faim. Pendant ce temps, l’agriculture ne cesse de polluer la planète, cette dernière étant à l’origine de 20 % des rejets mondiaux de GES. Une équipe internationale de chercheurs a tenté de répondre à cette question cruciale, « Comment concilier population grandissante et préservation de l’environnement et du climat ? »
Tout d’abord, l’amélioration des rendements agricoles est nécessaire, particulièrement en ce qui concerne les territoires d’Afrique, d’Amérique Latine et d’Europe de l’Est. Ces pays, qui présentent pourtant un fort potentiel en matière agricole, ne parviennent pas à atteindre une productivité optimale. En adaptant les cultures aux écosystèmes locaux, en formant les paysans, en gérant mieux et en investissant dans des équipements plus performants, la production alimentaire actuelle pourrait être augmentée de 60 %.
Par ailleurs, il est temps de privilégier la consommation humaine directe et non celle du bétail. Présentement, les pâturages couvrent 26 % des terres de la planète, et 60 % des céréales produites dans le monde sont consommés par les animaux. Consacrer la majorité des terres arables à la production de nourriture directe pour l’homme augmenterait la quantité de calories produites par personne de 50 %. Bien entendu, ce changement implique une réduction considérable quant à notre consommation de viande.
D’autre part, selon la FAO, entre 30 et 60 % de la nourriture produite par l’agriculture est jetée. Il faut donc dès aujourd’hui réduire les pertes au cours des différentes étapes de fabrication, de transport et de consommation de nourriture. L’arrêt de ce gaspillage global permettrait d’augmenter de 50 % la nourriture disponible à la consommation, sans même accroître la surface de cultures.
De plus, une partie de la solution réside dans l’optimisation de la distribution en fonction des différents écosystèmes de la planète. En effet, un partage plus juste des ressources vitales, comme l’eau et certains nutriments, pourrait être exigé.
Enfin, il faut préserver nos forêts en incitant à l’arrêt du déploiement des terres agricoles, afin de sauvegarder paysages, biotopes, animaux, air pur, et donc plus de vie !
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